Andy

Kees Van Dongen

Douanier Rousseau

Lhote

Arman

Poliakoff

Arman

COMMUNIQUE DE PRESSE

[Vendredi 27 juin 2008]

MONTE-CARLO 2008
ART MODERNE ET CONTEMPORAIN - DESIGN

VENTES :

Art Impressionniste et Moderne, Art d'Après-Guerre et Contemporain, Design
Mercredi 30 juillet à 20h30

EXPOSITIONS :

Lundi 28 juillet de 10h00 à 18h00
Mardi 29 juillet de 10h00 à 18h00
Mercredi 30 juillet de 10h00 à 18h00

Directeurs des départements :
Bruno Jansem, Art Moderne
Julie Ralli, Art Contemporain

Notre vente d'Art Moderne et Contemporain, qui se tiendra le mercredi 30 juillet au Salon Bellevue du Café de Paris, proposera un ensemble d’environ 90 oeuvres réunissant des peintures et des sculptures d’artistes de renom. Nous vous proposons, ici, une sélection de pièces représentatives de cette prochaine vacation :

Van Dongen, à Deauville, Paris et Monaco
(voir oeuvre reproduite dans la colonne de gauche)

Le texte ci dessous est issu de notre catalogue et décrit également d'autres oeuvres de van Dongen que nous présentons dans la vente.

Dans les années 1920, Van Dongen, introduit par son amie Léa Jocob au sein de l’élite sociale, peint les extravagances de la société mondaine Parisienne et son faubourg, Deauville.
Au "Casino de Deauville" il excelle à représenter cette élite européenne lorsqu'il dépeint les protagonistes de la salle de jeu. Le sujet prend alors une saveur succulente lorsqu’il saisit l’instant où le croupier distribue aux joueurs du bout de sa palette les cartes du baccara. Autour de la table, Van Dongen, nous présente une élégante coiffée –non sans malice- d’un abat-jour à la lumière éblouissante. Son existence est réduite à la manchette de bijoux qui étincelle sur la table. A ses côtés, un homme au teint mat, fixe le spectateur d’un regard austère. Ce personnage est un richissime homme d’affaires, dont l’artiste fit le portrait vers 1920, Nommé « Monsieur Z de M », Zadok de Moerkerque est identifié par son monocle et son nez aquilin. Il deviendra l’un de ces types de la vie moderne que l’artiste reprendra à maintes reprises.
A Paris, ces années folles emplissent de leur exubérance son atelier de la rue Denfert-Rochereau. Il y organise fêtes et bals costumés. On y rencontre Paul Poiret, Jacqueline Marvale et ses complices du mouvement fauve : Matisse, Vlaminck, Derain, Marquet.
En maître de cérémonie, Van Dongen, leur prépare costumes et masques. L’inspiration des arts africains et océaniens imprègne alors l’esthétique fauve. Van Dongen s’en inspire. Les masques parent d’équivoque et de magie les visages de ces convives grimés tantôt en sorciers indigènes à l’instar de ce masque aux cheveux d’or, tantôt en oiseaux des îles ou en vaches fantastiques.
Ses fêtes orgiaques lui inspirent des oeuvres aussi impudiques que provocatrices. Dans l’oeuvre intitulée « tournez, tournez cochon de bois » détournement du poème de Verlaine « Tournez, tournez, bons chevaux de bois », Van Dongen déshabille Liane de Pougny, demi-mondaine et reine de la Belle Epoque. Des bas évoquant les jambes de satyres chargent d’érotisme la chevauchée inattendue de Liane, tandis que des bouteilles de champagne et des bouquets de fleurs invitent à la débauche.
Alors que Tout Paris converge vers la Coupole et la Rotonde, les garçonnes, les danseuses, et les modèles africaines défilent dans l’atelier de l’artiste. Lucie, l’un des modèles préféré de l’artiste, est croquée allongée sur un sofa. En réaction à l’Olympia de Manet, Van Dongen crée une voluptueuse et scandaleuse Venus d’Urbin aux accents d’exotisme.
Tandis que le style de Deauville est celui de la notation rapide et du schématisme, la palette hardie et les couleurs pures du bouquet de pivoines jaunes confirme l’attachement de l’artiste hollandais au chromatisme violent de l’esthétique fauve. Témoin de son temps, Kees Van Dongen, artiste de génie a su par l’acuité de sa vision, et la variété de son talent, montrer tous les aspects de son époque. Sa dernière demeure à Monaco méritait qu’on lui rendit un vibrant hommage.

Girard-Perregaux
Kees Van Dongen (1877-1968)
Masque motif vache
Gouache sur carton découpé.
Signée, 15 x 30 cm
Estimation : 40 000/60 000 €

Girard-Perregaux
Kees Van Dongen (1877-1968)
Masque avec Chevelure
Gouache, encre, fibres végétales, épingles à linge et ficelle sur carton.
Signée au dos, 37 x 66 cm
Estimation : 60 000/80 000 €

Girard-Perregaux
Kees Van Dongen (1877-1968)
Masque articulée "les oiseaux bleus"
Gouache et ficelle sur carton. Signée au dos, 17 x 38 cm
Estimation : 40 000/60 000 €

 

Le Douanier Rousseau (voir oeuvre reproduite dans la colonne de gauche)

Acquise par Irma Perrot, alors comédienne et modèle de Degas, cette œuvre fait partie d’une série de tableaux d’inspiration exotique : « La charmeuse de serpents », «Les Flamants » et « Paysage » vu du pont d’Asnières qui furent exposés au Salon d’Automne du 1er au 22 octobre 1907.
En 1907, le Douanier Rousseau ainsi surnommé par son ami de toujours « Alfred Jarry » en raison de sa fonction à l’Octroi municipal de Paris jusqu’en 1885, parcourt le jardin des Plantes et observe un Mandrill surnommé « Boubou ». L’observation du réel inspire alors à l’artiste ce portrait de cynocéphale à la réputation controversée. Mi-dieu pour les Egyptiens qui le représentent sous les traits symboliques du dieu Thot, violeur de femmes pour les indigènes, ce singe nourrit les fantasmes de l’artiste. A l’instar de Pablo Picasso, son ami de l’époque, qui s’était représenté en homme-singe, l’artiste dresse ici un autoportrait simiesque surgissant d’une végétation dense et luxuriante. Il s’agit d’une œuvre minutieuse à la facture léchée dont l’inspiration végétale du premier plan n’est pas sans rappeler celle du célèbre tableau «La charmeuse de serpents » exposé au Musée d’Orsay .

 

Loiseau
GUSTAVE LOISEAU
Gelée Blanche
Huile sur toile Signée en bas à gauche 60,5 x 92 cm
Estimation : 90 000/110 000 Provenance: Collection particulière, Europe

Gustave Loiseau né en 1865 se révèle comme peintre dans les années 1880 et à partir de 1890 auprès du groupe de la célèbre pension Gloance à Pont-Aven.
Alors que Moret, Maufra et Gauguin s’initient aux lignes pures, aux aplats de couleurs du synthétisme, Loiseau approfondie les leçons des impressionnistes. Il peint par petites touches juxtaposées des atmosphères à l’instant suspendu. Plus construites, plus solides et moins anecdotiques, que celles de ses aînés. Les compositions de Loiseau par sa touche vibrante, épaisse et large rendent avec justesse les vibrations de l’air et la lumière à travers tous les sites qui l’enchantent.
Dans cette huile de 1904, il représente probablement un paysage d’Ile de France. La douceur d’une brume matinale se dépose sur des champs recouverts d’une gelée blanche hivernale, au loin les cheminées d’une fabrique crachent leur fumée, le soleil déjà haut dans le ciel réchauffe délicatement la nature en éveille.
On y voit la modernité en marche si fascinante à cette époque à travers les usines en activité. A l’instar des impressionnistes, il juxtapose dans une même composition l’industrialisation en mouvement témoin de son temps et la nature changeant mais immuable.

 

Chagall
MARC CHAGALL (1887-1985)
Coq bleu et bouquet blanc vers 1957
Huile et encre de Chine sur toile
Porte le cachet de la signature de la signature en bas à droite
24 x 19 cm
Estimation : 200 000/300 000€
Provenance: Collection particulière.

"J’ouvrais seulement la fenêtre de ma chambre et l’air bleu, l’amour et les fleurs y pénétraient » raconte Chagall au moment de ses fiançailles. Dans l'œuvre intitulée "Le coq bleu au bouquet blanc" de 1957, les fleurs, messagères de l’amour, portent un voile pudique sur l’étreinte du couple. Médiatrices du paysage sur le rebord de la fenêtre elles invitent le regard à entrer dans la scène poétique qui se joue dans l’espace au second plan. Le coq, animal hybride qui bénit de ses ailes l’étreinte du couple et le soleil sont empruntés à l’imagerie de son enfance villageoise russe et donnent au sujet un caractère onirique ».

 

Renoir
PIERRE-AUGUSTE RENOIR (1841-1919)
Portrait de Monsieur Léon Clapisson, 1883
Huile sur carton entoilé
31 X 15 cm
Estimation sur demande

Valtat
LOUIS VALTAT (1869-1952)
Vase de fleurs
Huile sur toile
Signée des initiales en bas à droite
38 X 46 cm

 

Arman
OUSMANE SOW
Le lanceur
Épreuve en bronze
Signée et numérotée 6/8
Inscrit Bocquel fondeur
Haut. 168 cm
Estimation : 70 000/90 000 €

Arman
ARMAN
NICADOR'S NIGHTMARE, 1983
Épreuve en bronze
Signée et numérotée 6/8
Inscrit Bocquel fondeur
Haut. 168 cm
Estimation : 70 000/90 000 €

Adami
ADAMI
Monument à la poésie immortelle, 1977
Acrylique sur toile
Signée, datée 23.4.77 - 8.6.77 et titrée au dos
243 x 180 cm

Girard-Perregaux
Carlos Cruz-Diez (né en 1923)
Physichromie 229, 1966
Relief Optique
Technique mixte et lamelles de PVC sur panneau
Titré, signé, situé à Paris
Daté au dos
71 x 41 cm

 

VENTE OBJETS PRECIEUX DU XXE SIECLE
Un ensemble de Line Vautrin

Mercredi 30 juillet 2008, à 14h
(voir oeuvre reproduite dans la colonne de gauche)

Collection particulière française avec un trentaine de pièces (20 miroirs, et une dizaine de cadres et lampes)
Estimation totale : 500 000/600 000 €

Line VAUTRIN (1913-1997)
Pied de lampe "Palmier", en résine talosel verte, présentant un corps biconique animé de frises successives triangulaires, la partie inférieure est hérissée de frises de pointes triangulaires animées de miroirs jaunes, gris ou verts dynamisant les écailles.
Signature manuscrite incisée "Line Vautrin".
Haut. 32,5 cm
Estimation : 45 000/50 000 €

# # #

 

 

Relations presse, photographies :
Romain Monteaux Sarmiento
+33 (0)1 53 30 30 68

 

Retour aux communiqués de presse