BEAU CARTEL D’APPLIQUE "AUX ESPAGNOLETTES", ÉPOQUE LOUIS XVI, ATTRIBUÉ À ROBERT OSMOND
en bronze doré. Le cadran circulaire en émail de ce cartel en bronze, est flanqué de deux bustes féminins en gaine soulignés de rinceaux. Ces femmes tournent leur visage l’une vers l’autre et renvoient aux motifs dits "en espagnolette" alors en vogue sous la Régence. À l’amortissement, le cul-de-lampe est souligné de larges feuilles d’acanthe ponctuées d’un bouquet de feuilles de chêne et glands. En partie haute, un vase médicis lauré, une graine formant frétel.
Le cadran émaillé blanc et la platine arrière signés Rocquet à Paris
(Quelques usures d'usage)
A rare Louis XVI ormolu bronze "Aux Espagnolettes" bracket clock, the dial signed Rocquet à Paris.
HAUT. 70cm - LARG. 36cm - PROF. 12cm •
27 1/2 X 14 1/8 X 4 3/4 IN.

€ 5,000-8,000

La structure et la qualité de ciselure mêlées à la grande rigueur néoclassique permettent de rapprocher ce cartel du travail du grand fondeur Robert Osmond (1711-1789).
Né en Normandie en 1711. Il est reçu Maître Fondeur-Ciseleur le 17janvier 1746 et est nommé juré des fondeurs en 1756. Influencé par le bronzier Caffieri, Osmond est l'un des précurseurs du nouveau style néo-classique. Ses œuvres, particulièrement prisées des grands collectionneurs et des aristocrates, font fleurir son atelier au début des années 1760. Il livre ainsi, en décembre1767, un cartel à ruban destiné à embellir la chambre de Madame Victoire, fille de Louis XV, au château de Versailles.
Peu d'exemplaires de cartel sont connus, un premier modèle, le cadran signé Courvoisier, illustré dans P. Heuer-Klaus Maurice, European Pendulum Clocks, 1988, p.40, fig.54; un deuxième, le cadran signé Gille l’aîné, reproduit dans G. et A. Wannenes, Les plus belles pendules françaises, de Louis XIV à l’Empire, Florence, 2013, p.182; un troisième de Charles Leroy illustré par Henriot, Bronzes et bois sculptés des collections privées, planche6. Particulièrement un dernier cartel de ce type, le cadran signé Javelot, qui appartient aux collections du Musée des Arts décoratifs à Paris (voir Bulletin de l’association nationale des collectionneurs et amateurs d’horlogerie ancienne, n°61, été 1991, p.34, fig.16).
On peut également opérer un rapprochement entre les formes et les décors de notre œuvre dans un dessin réalisé par le bronzier Brécourt, publié en 1775 à Paris sous le n°113 dans un recueil de modèles de cartels et de pendules, conservé à la bibliothèque Doucet à Paris.
Le Musée des Arts Décoratifs possède également un cartel fidèle au dessin qui reprend notamment ce rare motif de figures féminines en gaine flanquant le cadran. Celui-ci est signé de Jacques Claude Martin Rocquet, né en 1765 et mort en 1816, qui excella comme horloger sous Louis XVI.
À rapprocher du cartel de même modèle, vente Kohn, 11décembre 2017, lot 77.



  • Notes: La structure et la qualité de ciselure mêlées à la grande rigueur néoclassique permettent de rapprocher ce cartel du travail du grand fondeur Robert Osmond (1711-1789).
    Né en Normandie en 1711. Il est reçu Maître Fondeur-Ciseleur le 17janvier 1746 et est nommé juré des fondeurs en 1756. Influencé par le bronzier Caffieri, Osmond est l'un des précurseurs du nouveau style néo-classique. Ses œuvres, particulièrement prisées des grands collectionneurs et des aristocrates, font fleurir son atelier au début des années 1760. Il livre ainsi, en décembre1767, un cartel à ruban destiné à embellir la chambre de Madame Victoire, fille de Louis XV, au château de Versailles.
    Peu d'exemplaires de cartel sont connus, un premier modèle, le cadran signé Courvoisier, illustré dans P. Heuer-Klaus Maurice, European Pendulum Clocks, 1988, p.40, fig.54; un deuxième, le cadran signé Gille l’aîné, reproduit dans G. et A. Wannenes, Les plus belles pendules françaises, de Louis XIV à l’Empire, Florence, 2013, p.182; un troisième de Charles Leroy illustré par Henriot, Bronzes et bois sculptés des collections privées, planche6. Particulièrement un dernier cartel de ce type, le cadran signé Javelot, qui appartient aux collections du Musée des Arts décoratifs à Paris (voir Bulletin de l’association nationale des collectionneurs et amateurs d’horlogerie ancienne, n°61, été 1991, p.34, fig.16).
    On peut également opérer un rapprochement entre les formes et les décors de notre œuvre dans un dessin réalisé par le bronzier Brécourt, publié en 1775 à Paris sous le n°113 dans un recueil de modèles de cartels et de pendules, conservé à la bibliothèque Doucet à Paris.
    Le Musée des Arts Décoratifs possède également un cartel fidèle au dessin qui reprend notamment ce rare motif de figures féminines en gaine flanquant le cadran. Celui-ci est signé de Jacques Claude Martin Rocquet, né en 1765 et mort en 1816, qui excella comme horloger sous Louis XVI.
    À rapprocher du cartel de même modèle, vente Kohn, 11décembre 2017, lot 77.

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19 avril 2018 16:00 CEST
Paris, France

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