François BONVIN (1817-1887)
Dessin au fusain et à l'estompe rehaussé de gouache, signé de l'initiale en bas vers la droite.
24 x 15,5 cm
(BN Na 88 Boîte 5)
Né à Paris.
Peintre de figures, portraits, paysages, natures mortes, peintre à la gouache, aquarelliste, graveur.
"François Bonvin est parmi les peintres du XIXe siècle, un de ceux dont la vocation artistique se manifeste de la façon la plus intéressante. Son enfance malheureuse, sa jeunesse difficile sont racontées par lui-même dans ses carnets... Sans fortune, il apprend le dessin à un cours gratuit de la rue de l'Ecole de Médecine et, au bout de deux ans, forcé de gagner sa vie, il devient compositeur d'imprimerie, puis entre comme employé à la préfecture de police. A ses heures de liberté, répondant à une vocation irrésistible, il courre les musées, surtout le Louvre où il étudie les maîtres flamands et hollandais. Il entasse croquis et aquarelles : paysages d'après nature, portraits de son entourage. Le soir il travaille à l'atelier des Gobelins, puis à l'Académie Suisse. Il débute en 1847, avec le portrait de l'historien Augustin Challamel, mais dès l'année suivante, il commence à se spécialiser dans la peinture de genre pour laquelle, vite, il s'affirme spécialement doué. Ses envois de 1849 en sont la preuve : La Cuisinière, Les Buveurs, Le Piano, toiles qui lui valent une médaille de troisième classe. Il se décide à envoyer sa démission d'employé à la préfecture de police, pour se consacrer à l'exécution d'une commande officielle : L'École des petites orphelines, qui obtient au Salon de 1851, une médaille de deuxième classe et est accueillie avec sympathie par la critique. Les envois postérieurs contiennent tous des aeuvres intéressantes ; citons : La Charité, 1852 ; Une Messe basse, 1855 ; La Lettre de recommandation, 1859 ; Le Cabaret ; La Fontaine de cuivre, 1861 ; Le Déjeuner de l'apprenti, 1863... Ami de Courbet, il participe au premier Salon des Refusés. A plusieurs reprises il grave à l'eau-forte. Ses voyages en Flandre et en Hollande sont ses moments les plus heureux. En 1870, il est décoré de la Légion d'honneur. La fin de sa vie est triste. En dépit d'une opération en 1881, son état de santé reste désespéré. Il devient tout à fait aveugle et aurait été réduit à la misère sans ses amis et confrères qui organisent une exposition rétrospective en mai 1886, et une vente à son bénéfice, en 1887.
Bonvin peut être considéré comme un des meilleurs peintres de genre du XIXe siècle. Il faut distinguer deux phases dans l'évolution de son talent. Il s'est révélé d'abord disciple des Flamands qu'il copiait au Louvre, dans ses tableaux réalistes d'une belle franchise de couleurs... Il évolue surtout par la suite, vers une forme plus adoucie, une inspiration plus intime. Peintre d'intérieur, il mérite d'être baptisé le nouveau Chardin. Ses natures mortes sont d'une sobriété et d'une mise en page magistrales, qui font penser à Baugin. De Chardin, il possède la simplicité de la composition, le don d'observation délicate et la sincérité des couleurs. Un des charmes de ses toiles ne vient-il pas de la grande variété des effets de lumière..."
Sources : Bénézit 1999, page 548, tome II.
Estimation : € 2,000-3,000

Mode(s) de paiement accepté(s):

Tajan

Vous acceptez de payer une prime acheteur de 0% ainsi que toutes taxes et frais d’expédition applicables.

Voir les conditions d'achat