Théodore CHASSERIAU (Santa Barbara de Samana, 1819 - Paris, 1856)
L'Adoration des Bergers
Toile
Signée et datée en bas à gauche: Théodore Chasseriau, 1856
Au revers du châssis, une étiquette: 1216/ Mr LINARD / Ref
Rentoilé
Adoration of the Shepherds, canvas, signed and dated lower right, on the back of the stretcher, a label: 1216/ Mr LINARD / Ref
65 x 54 cm - 25 5/8 x 21 1/4 IN.

€ 30,000-50,000

Provenance
Collection Simon Gras;
Vente Madame Gras, Paris, 22 janvier 1917, n° 6.
Les six autres tableaux de Chassériau de cette vente et de même provenance sont aujourd'hui dispersés entre le Louvre, le musée d'Orsay, la collection Jayne Wrightsman.
Collection Gras jusqu'à ce jour et par descendance.
Exposition
Les peintres orientalistes français, Paris, Galerie Durand-Ruel, 16 février-13 mars 1897, n° 4;
Exposition Chassériau, Galerie Daber, Paris, 9 juin-10 juillet 1976, n° 23.
Bibliographie
Théophile Gautier, "Atelier de feu Théodore Chassériau", L'Artiste, VIe Série, XIII, 15 mars 1857, p. 144;
Valbert Chevillard, Un peintre romantique - Théodore Chassériau, Alphonse Lemerre éditeur, Paris, 1893, p. 285, n° 123;
Léonce Benedite, Théodore Chassériau, sa vie, son œuvre, Paris, Les Éditions Braun, 1931 pp. 440 et 479-481 (reproduit p. 489);
Henri Marcel, L'art de notre temps - Chassériau, Paris, La Renaissance du livre, sans date, p. 109;
Marc Sandoz, Théodore Chassériau 1819-1856, catalogue raisonné des peintures et estampes, Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1974, p. 410 (avec erreur dans les dimensions), n° 263 (reproduit p. 411, planche CCXXVIII);
Bruno Foucart, Le renouveau de la peinture religieuse en France (1800-1860), Paris, Arthena, 1987, fig. 174.
Œuvre en rapport
Un dessin préparatoire à la figure de la Vierge est connu (localisation inconnue).
Ce tableau est à mettre en relation avec l'Adoration des Mages conservée au musée du Petit Palais à Paris, acquise en 1990 (inv. PDUT1808) et qui possède un cadre identique. Le fait qu'il s'agisse de pendants a été discuté par Sandoz et sur le site internet des musées de la ville de Paris (consulté en mai 2018), parce qu'on pensait les deux tableaux de tailles différentes. Les dimensions et les sujets concordant, il s'agit bien d'une paire comme l'avait déjà noté Léonce Bénédicte. Le doute a pu venir aussi du fait que les deux peintures sont sur un support différent et ont été séparées dès l'origine. Il s'agit des deux dernières peintes par Chassériau, l'Adoration des bergers précédant celle des Mages. A la mort de l'artiste, la première échut à Simon Gras, un ami proche qui posséda aussi plusieurs œuvres de sa main, et la seconde à la princesse Cantacuzène, modèle de la Vierge dans les deux compositions.
Après sa brutale rupture avec l'actrice Alice Ozy, Chassériau partagea une relation tumultueuse avec Marie Cantacuzène, une mécène d'origine roumaine, durant les deux dernières années de sa vie. Elle lui inspira plusieurs portraits et figures qu'il inclut dans ses compositions religieuses. Plus tard, elle sera la muse de Puvis de Chavannes qu'elle épousera à la fin de sa vie.
Théophile Gautier rédigea des critiques favorables tout au long de la carrière de Chassériau. C'est Gautier qui imposa l'idée que son art constitue une synthèse entre les apports d'Ingres et la couleur de Delacroix. Les deux artistes se lièrent d'amitié en 1835 dans la bohème romantique du cercle de la Doyenée, et se rencontrèrent régulièrement au Salon de Madame de Girardin. La mort prématurée du peintre le marqua profondément. Il rédigea sa nécrologie dans la revue l'Artiste (op. cit.), au moment de la vente du fond d'atelier. Il parle de la dernière visite qu'il rend au peintre et d'une des deux "adorations" en ces termes: "Il était en train de peindre une Nativité de petite dimension et nous avions beaucoup admiré la douceur sauvage et la langueur orientale qu'il avait su donner à la tête de la Vierge, sans en altérer cependant le type traditionnellement sacré".



  • Notes: Provenance
    Collection Simon Gras;
    Vente Madame Gras, Paris, 22 janvier 1917, n° 6.
    Les six autres tableaux de Chassériau de cette vente et de même provenance sont aujourd'hui dispersés entre le Louvre, le musée d'Orsay, la collection Jayne Wrightsman.
    Collection Gras jusqu'à ce jour et par descendance.
    Exposition
    Les peintres orientalistes français, Paris, Galerie Durand-Ruel, 16 février-13 mars 1897, n° 4;
    Exposition Chassériau, Galerie Daber, Paris, 9 juin-10 juillet 1976, n° 23.
    Bibliographie
    Théophile Gautier, "Atelier de feu Théodore Chassériau", L'Artiste, VIe Série, XIII, 15 mars 1857, p. 144;
    Valbert Chevillard, Un peintre romantique - Théodore Chassériau, Alphonse Lemerre éditeur, Paris, 1893, p. 285, n° 123;
    Léonce Benedite, Théodore Chassériau, sa vie, son œuvre, Paris, Les Éditions Braun, 1931 pp. 440 et 479-481 (reproduit p. 489);
    Henri Marcel, L'art de notre temps - Chassériau, Paris, La Renaissance du livre, sans date, p. 109;
    Marc Sandoz, Théodore Chassériau 1819-1856, catalogue raisonné des peintures et estampes, Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1974, p. 410 (avec erreur dans les dimensions), n° 263 (reproduit p. 411, planche CCXXVIII);
    Bruno Foucart, Le renouveau de la peinture religieuse en France (1800-1860), Paris, Arthena, 1987, fig. 174.
    Œuvre en rapport
    Un dessin préparatoire à la figure de la Vierge est connu (localisation inconnue).
    Ce tableau est à mettre en relation avec l'Adoration des Mages conservée au musée du Petit Palais à Paris, acquise en 1990 (inv. PDUT1808) et qui possède un cadre identique. Le fait qu'il s'agisse de pendants a été discuté par Sandoz et sur le site internet des musées de la ville de Paris (consulté en mai 2018), parce qu'on pensait les deux tableaux de tailles différentes. Les dimensions et les sujets concordant, il s'agit bien d'une paire comme l'avait déjà noté Léonce Bénédicte. Le doute a pu venir aussi du fait que les deux peintures sont sur un support différent et ont été séparées dès l'origine. Il s'agit des deux dernières peintes par Chassériau, l'Adoration des bergers précédant celle des Mages. A la mort de l'artiste, la première échut à Simon Gras, un ami proche qui posséda aussi plusieurs œuvres de sa main, et la seconde à la princesse Cantacuzène, modèle de la Vierge dans les deux compositions.
    Après sa brutale rupture avec l'actrice Alice Ozy, Chassériau partagea une relation tumultueuse avec Marie Cantacuzène, une mécène d'origine roumaine, durant les deux dernières années de sa vie. Elle lui inspira plusieurs portraits et figures qu'il inclut dans ses compositions religieuses. Plus tard, elle sera la muse de Puvis de Chavannes qu'elle épousera à la fin de sa vie.
    Théophile Gautier rédigea des critiques favorables tout au long de la carrière de Chassériau. C'est Gautier qui imposa l'idée que son art constitue une synthèse entre les apports d'Ingres et la couleur de Delacroix. Les deux artistes se lièrent d'amitié en 1835 dans la bohème romantique du cercle de la Doyenée, et se rencontrèrent régulièrement au Salon de Madame de Girardin. La mort prématurée du peintre le marqua profondément. Il rédigea sa nécrologie dans la revue l'Artiste (op. cit.), au moment de la vente du fond d'atelier. Il parle de la dernière visite qu'il rend au peintre et d'une des deux "adorations" en ces termes: "Il était en train de peindre une Nativité de petite dimension et nous avions beaucoup admiré la douceur sauvage et la langueur orientale qu'il avait su donner à la tête de la Vierge, sans en altérer cependant le type traditionnellement sacré".

Mode(s) de paiement accepté(s):

Discover, MasterCard, Visa

Expédition - Envoi

• Le lot ne sera délivré à l'acquéreur qu'après paiement intégral du prix augmenté des frais et taxes.

L'exportation de tout bien de France, et l'importation dans un autre pays, peuvent être sujettes à autorisations (certificat d'exportation, autorisations douanières). Il est de la responsabilité de l'acheteur de vérifier les autorisations requises.
Les expéditions par voie postale en France sont possibles jusqu'à 5 000€, en valeur déclarée.
TAJAN peut aider l'acheteur à organiser l'enlèvement et le transport des lots, à ses frais.

19 juin 2018 19:00 CEST
Paris, France

Tajan

Vous acceptez de payer une prime d'acheteur, comme indiqué ci-dessous, ainsi que toutes les taxes et frais d'expédition applicables.
Commission d'achat
€0 - €60,000:
25.00%
€60,001 - €1,200,000:
20.00%
€1,200,001+:
12.00%

Voir les conditions d'achat

incrément d'enchère
De: A: Pas d'enchères:
0 € 99 € 10 €
100 € 499 € 20 €
500 € 999 € 50 €
1 000 € 1 999 € 100 €
2 000 € 9 999 € 200 €
10 000 € 19 999 € 500 €
20 000 € 49 999 € 1 000 €
50 000 € 99 999 € 2 000 €
100 000 € + 5 000 €